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Interview avec Ling-en Hsia, Webentrepreneur depuis 8 ans

par | 11/05/2020 | Entreprenariat et création d'entreprise

Benjamin

Salut Ling-en Hsia ! Alors aujourd’hui, j’ai le plaisir de te recevoir dans cette interview, ça fait un petit bout de temps qu’on se connait, on avait fait une première interview y a de ça quelques années. Et l’idée, c’était de refaire une nouvelle interview, justement pour parler de tes évolutions. Pour démarrer, question assez classique, est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui te connaissent pas, et surtout dire un petit peu, j’aime beaucoup savoir ça, pour qui réellement tu travailles, ce que tu fais, et pour qui tu le fais ?

Ling-en

Super. Merci de m’inviter à nouveau. Moi, ce que je fais depuis 8 ans, c’est que j’accompagne des entrepreneurs individuels à se lancer sur le web. Moi-même, je me suis lancé il y a 8 ans après un master en économie internationale où je découvre le blogging, et très naïvement je me dis que je vais vivre la semaine de 4 heures, je vais écrire des blogs et je vais être riche, être libre. Et j’ai compris que c’était pas si simple.

Donc au début, j’ai créé plusieurs blogs sur les produits Apple, sur les nouvelles technologies, un blog de développement personnel pour les hommes. Et puis petit à petit, j’ai vraiment découvert une grande passion pour WordPress, pour le blogging, et je voulais aider les gens à développer leurs passions, à communiquer leurs passions, et en faire un business.

Donc, j’ai commencé à installer des sites pour des gens, à gagner de l’argent en affiliation. Je vivais à l’époque avec mon père, du coup il fallait que je gagne de l’argent depuis chez moi, parce qu’il était assez âgé, donc je pouvais pas avoir un job, ce qui était un inconvénient, un problème parce que je venais d’être diplômé. Mais en même temps une opportunité, parce que je pense que je me serais jamais lancé en tant qu’entrepreneur, peut-être pas jamais, mais ça aurait été très compliqué pour moi de me lancer, parce que je pensais que c’était pas pour moi. J’y pensais même pas.

Du coup, au décès de mon père, financièrement je m’en sortais, mais c’était quand même très fragile. Je me suis dit, tant qu’à faire, il y a un CDI qui m’a vraiment intéressé dans une ONG, et je me suis dit « c’est ma passion, ça correspond à mes valeurs. ». Ça m’apportait aussi une stabilité financière, donc j’y suis allé. C’était compliqué, alors le job c’était superbe, mais le soir, le week-end, je continuais à bosser sur mon business. J’ai presque fait un mini burn-out tellement c’était fatiguant, parce que l’entrepreunariat c’était vraiment quelque chose qui était fait pour moi.

Du coup, à un moment donné, j’ai dit stop. J’ai arrêté, je gagnais pas énormément, donc je voyais que j’évoluais pas. L’avantage pour moi, c’est que j’avais pas de prison dorée, la prison elle était argentée quoi, c’était bien, mais c’était pas doré. Du coup, j’ai eu le courage de quitter, j’ai eu de la chance de les garder en client. Donc on a fait du community manager ensemble, on a arrêté, puis j’ai eu plusieurs clients, comme un cabinet d’expert-comptable en ligne, Yann Darwin qui est dans l’immobilier.

Donc actuellement ce que je fais, c’est freelance pour les entreprises, les TPE, PME. Donc ça peut être communication digitale, community management, ça peut être de la formation aussi. De l’autre côté, j’aide les entrepreneurs individuels, les particuliers à lancer un business, et à lancer un business autour de leur passion, et comment leur faire en créant du contenu. Et entre les deux, je donne des cours aussi dans une école, je fais ça sous la forme de formation en présentiel, formation en ligne. J’ai eu l’opportunité de publier un livre aussi, « le guide du blogueur ». Voilà, je pense qu’on a fait le tour.

C’est un beau condensé, ça fait pas mal de choses pour le coup. Ce que je trouve hyper intéressant, très franchement j’avais pas du tout prévu cette question-là, le fait que tu aies connu une période freelance, que tu aies décidé de reprendre une activité de salarié, pour ensuite te relancer à 200 % en tant que freelance. C’est quelque chose qui me parle, car on en a parlé juste avant. Est-ce que tu peux me parler un petit peu des avantages et inconvénients à avoir fait ça ? Tu as dit que ça avait été dur, que tu avais frôlé le burn-out, et pour autant, mine de rien, tu as repris un job de salarié qui correspondait à tes valeurs. Et je pense que très clairement, moi je suis le premier à ne pas jeter la pierre au salariat, donc justement si tu trouves une entreprise qui te correspond à tes valeurs, je trouve ça chouette. Et dire justement ce que ça t’a apporté pour te relancer derrière en tant que freelance à 200 % et d’avoir le succès que tu as maintenant.

Je pense que l’entrepreneuriat, c’est comme dans le foot si tu veux. Tu as des Lionel Messi, t’as des Mbappé, t’as des Cristiano Ronaldo, qui très jeunes sont très forts et cartonnent. T’as l’impression que tout est facile pour eux, ils bossent beaucoup, mais il y a un talent inné. Et je suis d’accord, je pense que dans l’entrepreneuriat, c’est le cas. Moi, j’estime pas faire partie de ces gens-là. T’as l’impression, ils ont quand même un ADN d’entrepreneur et ils sont très bons. Et du coup, pour tous les gens normaux, les entrepreneurs normaux qui représentent 98 % on va dire des entrepreneurs, et ben ce qu’on sous-estime, c’est le temps d’apprentissage, le temps de stage.

Moi, je m’estime, même encore aujourd’hui, en stage. Je suis un entrepreneur en stage, je suis stagiaire. Il faut pas que je pense tout connaitre, c’est extrêmement dangereux, faut pas que je me croie arrivé, ça, c’est aussi très dangereux. Et puis la réalité, c’est que pour beaucoup d’entrepreneurs, on a pas fait 5 ans d’études en entrepreneuriat, on a pas travaillé dans la boutique de ses parents pendant 10 ans. On est assez jeunes, on débute, et faut avoir l’humilité de comprendre que l’entrepreneuriat, c’est énormément d’avantages, mais c’est extrêmement difficile aussi.

Et donc, il y a tout un temps d’apprentissage, que ce soit en comptabilité, en marketing, en création de contenus, en commercial. Moi, j’ai jamais été formé à ça. Et du coup, tout le temps que les gens prennent à avoir des gens au téléphone, il y a personne qui m’a formé à avoir des prospects au téléphone, y a personne qui m’a formé aux publicités Facebook, y a personne qui m’a formé au SIO. Donc, tout ce temps-là que, dans un cursus classique, on a, qui est d’aller à l’école, d’avoir des profs, des camarades, et ben quand on est autodidacte, c’est plus long.

Mais par contre, on peut grâce à internet se former aussi plus intensément, parce qu’on a du contenu qu’on n’a pas à l’école. À l’époque, l’école c’est « regarde ce bouquin » et puis c’est tout. Donc tout ça pour dire une chose, c’est que si vous êtes au début et que vous galérez, c’est normal. Pour être médecin, faut faire 7 ans d’études. Pour être entrepreneur, à mon avis, c’est pas plus facile que d’être médecin, donc faut accepter que ce soit long.

Maintenant, ceci étant dit, le fait de savoir que c’est long, ce qu’il faut faire c’est que tous les jours, il faut avoir de la trésorerie. Parce que si on apprend sans argent, on va arrêter à un moment donné, parce qu’il va nous manquer de l’argent. Donc, ça peut être très bien, on peut être salarié comme ça a été mon cas. Moi, je recommande beaucoup d’être en freelance. Souvent, on parle d’échanger du temps contre de l’argent, c’est très bien, je vois pas de mal à échanger son temps contre de l’argent, parce que tu es au début et tu es en train d’apprendre et tu es en train d’investir.

Donc moi, j’ai décidé d’être salarié pour apporter un peu de stabilité à mes finances, et c’était important pour moi. Et aussi en même temps, je savais que fallait que je développe mon business, donc je faisais ça le soir et les week-ends. Donc pour ceux qui sont salariés, ne vous dites pas que c’est impossible. J’étais aux États-Unis récemment, les gens ont deux jobs. Donc voilà, ça répond à ta question ?

Oui complètement, je trouve très intéressant dans ce que tu dis, c’est que finalement, c’est pas le résultat qui t’a intéressé, c’est vraiment le chemin pour le coup, le chemin par lequel t’es en train de passer en tant qu’entrepreneur.

Et parce que je me permets, j’aurais pu emprunter des raccourcis aussi. Très franchement, j’aurais pu faire des partenariats que j’aurais regrettés par la suite. Faire vendre du rêve, ça, ça marche très bien de vendre du rêve. Vous débarquez, vous vendez du rêve, faut être un minimum compétent. Vous pouvez être millionnaire en 2/3 ans. Mais moi, j’ai décidé de pas prendre ce raccourci, parce que le soir quand je dors, j’aime bien bien dormir, et être fier de moi. Et puis parce qu’on a le temps, on n’est pas pressé. Mieux vaut construire son entreprise sur des bonnes bases pour pouvoir vraiment avoir une durée.

Parce que comme tu dis, il y a des entrepreneurs qui étaient là, qui faisaient beaucoup de bruits, mais soit ils ont disparu, soit ils se collent une mauvaise réputation, et on peut changer. Moi j’hésiterai pas, mais je vois des gens qui ont une mauvaise réputation et qui se sont un peu repentis dans leurs parcours, et c’est très bien, je suis très content pour eux. Mais voilà, moi le business, ça passe pas avant mes valeurs humaines, avant ma personne. Et ceci étant dit, faut pas être naïf, faut quand même gagner de l’argent, et moi j’ai eu un problème aussi avec ça. Donc à la fois faut viser long terme et à la fois faut assurer le court terme.

Est-ce que tu peux justement nous parler un petit peu des challenges que tu as rencontrés sur ces dernières années ? Tu dis par exemple que tu as eu, et je me souviens à cette période où tout le monde lançait ces lancements orchestrés, plusieurs personnes justement, tu étais on va dire au même niveau que certains web marketer qui se sont envolé avec les lancements orchestrés. Toi tu as pris le soin de ne pas le faire, je pense très franchement que tu parles de ça quand t’as peut-être refusé des partenariats ou pas fait des partenariats. Ça, ça a dû faire partie des challenges, est-ce que y en a d’autres challenges comme ça que t’as connus dans ton parcours que t’as envie de partager ?

Oui, moi j’ai eu un gros souci, c’était par rapport à l’argent. Pour moi, j’ai eu une éducation chrétienne, je suis chrétien, ma foi c’est la chose la plus importante dans ma vie. Mais j’ai une mauvaise analyse. Il y a par exemple un passage dans la bible qui dit que « l’amour de l’argent est mère de tous les vices». En en fait, au lieu de comprendre l’amour de l’argent, moi je comprenais « l’argent est mère de tous les vices ». Et en fait, en analysant, je voyais qu’aussi à la maison mes parents se disputaient beaucoup à cause de l’argent, par manque d’argent. Et j’ai créé une relation très mauvaise par rapport à l’argent.

Paradoxalement, c’est quand j’ai travaillé dans l’ONG que j’ai compris que l’argent pouvait être une très bonne chose. C’est une ONG qui faisait 5 millions, qui récoltait 5 millions d’euros par an. Je peux te dire que quand on faisait des campagnes de crowdfunding, et que des gens donnaient 1000 euros, on était là « merci mec d’avoir un bon boulot ! », ou un bon business génère bien de l’argent, et qui nous permet de pouvoir soutenir des projets dans des pays où c’est la galère.

C’est là que je me suis dit « mince, en fait l’argent, ça peut être une très bonne chose ». D’où j’ai sorti ce truc que c’était mauvais ? Et quand j’ai commencé à comprendre ça, et ça a mis 1/2/3 ans, c’est là que ça a commencé à décoller, et donc moi j’invite vraiment les gens à remettre en question leurs croyances passées. Ça peut être la croyance contraire, « pour réussir dans la vie, faut être riche, faut être célèbre, faut être populaire ». Est-ce vraiment le cas ? Qu’est-ce que dans votre passé vous a fait croire ça ? Donc il y a le livre de millionnaires, je te donnerais ça, il faut que je le trouve, car je l’ai sur le portable, je viens juste de l’écouter.

Donc dans ce livre en fait, « Secret of the Millionnaire Mind ». Le gars, il dit qu’en fait nos croyances et nos émotions déterminent nos actions. C’est-à-dire que si tu crois que gagner de l’argent c’est mal, et qu’émotionnellement tu as un problème parce que dans le passé il y a eu un problème avec l’argent, ça va déterminer tes actions : « si je gagne 2000 euros par mois, c’est bien, parce que si je gagne plus, je vais devenir une mauvaise personne ». Et ça, tant que tu te défais pas des mauvaises croyances, parce qu’y a des bonnes croyances, et ben ça va déterminer tes actions. Et donc si aujourd’hui, y a un aspect dans votre vie où vous n’êtes pas satisfait, votre santé, votre vie sentimentale, votre business, analysez et essayez d’aller à la source.

Si vous n’êtes pas bon en marketing, peut-être que vous avez un problème avec le marketing, vous avez cette fausse conception qu’on manipule les gens ; si vous avez un problème avec l’administratif, c’est peut-être parce que vous avez cette impression qu’à l’école, vous n’aimiez pas faire les papiers, et vous croyez que faire de l’administratif, c’est forcément ennuyeux, alors que ça peut vous faire votre comptabilité, ça peut vous aider à optimiser vos finances, votre qualité à gagner d’argent.

Donc moi, ça a été l’argent, pour répondre à ta question, ma relation avec l’argent a tout changé, et je peux dire maintenant que j’ai eu comme objectif de gagner 10 000 euros par mois. Et récemment, je me suis dit Ling-en Hsia un jour tu feras plus de 1 million de CA par an, pourquoi pas ? Pourquoi je pourrais pas gagner plus de 1 million, pourquoi ce serait que pour les autres ?

Une dernière chose sur ce point, il y a quelqu’un qui disait un jour, plusieurs personnes, qui disent que l’argent est un multiplicateur de qui tu es. Si tu pars dans la vie avec des bonnes valeurs, par exemple t’es généreux, et bien si tu gagnes beaucoup d’argent, tu vas pouvoir être plus généreux encore, parce que t’auras les moyens de le faire. Si tu es un gros radin dans la vie et que t’es pauvre, le jour où tu seras riche, tu seras un gros radin. Si t’es quelqu’un qui n’a pas d’éthique dans la vie, et que tu deviens riche, tu seras vraiment une crapule. Si tu es quelqu’un qui attache de l’importance à tes employés, le jour où t’auras 100 000 employés, tu prendras encore plus soin d’eux. Et ça aussi, ça m’a fait réfléchir, et c’est ça aussi qui a cassé cette croyance avec l’argent.

Donc maintenant, dans mon marketing, tu verras je suis beaucoup plus agressif et confiant parce que je sais la valeur que j’apporte, et je sais que c’est pas mal de gagner de l’argent, et au contraire. Quand ton produit est bon et que tu gagnes de l’argent, ça veut dire que tu as aidé beaucoup de personnes. Et ça, c’est important pour moi. Avant, je pensais « OK, je fais pas de lancements orchestrés, je fais pas de l’affiliation », en partie parce que je trouvais que c’était pas éthique ce qu’ils faisaient, mais en grande partie j’avais une mauvaise conception qui était que « si je gagne de l’argent, eux ils perdent de l’argent ». Sauf que si tu mets les produits, plus y a de logement qui vont l’acheter, mieux ce sera. Si le doliprane, c’est une bonne chose et que ça calme les douleurs, plus il y a des gens qui l’achètent, mieux c’est, avec les limites que ça implique.

Je trouve ça hyper intéressant, le fait que je te demande ton principal challenge, finalement directement tu aies parlé des croyances. J’ai un ami entrepreneur qui vient aussi de nombreux séminaires de développement personnel, etc., que finalement la pyramide d’un entrepreneur, les stratégies marketing, les outils, c’est tout en haut de la pyramide, c’est tout le petit truc en fait. Et que ton sol, c’est vraiment la vision et la croyance, et c’est top que tu aies eu cette transparence de le partager, et aussi de t’en être rendu compte quand même, que ton business pouvait pas évoluer si tu le faisais pas évoluer derrière tes croyances pour le coup, parce que c’est la base fondamentale de ta pyramide.

Et j’aurais tellement aimé qu’on me le dise plus tôt quoi. Parce que moi, quand j’ai débuté il y a 8 ans, quand tu suivais des blogueurs, ils parlaient de comment générer du trafic, accroitre ta liste d’émail, et puis on parlait très peu du mindset, de l’état d’esprit. Ce que tu dis, je pense que ton ami a raison. Finalement, si on veut se former sur Facebook, on peut faire appel à un prestataire, tout ça, c’est plutôt simple. Mais ce qui est compliqué, c’est vraiment notre état d’esprit, et vraiment détruire ça, et ça c’est vrai pour tous.

S’il y en a qui ont 50 ans, qui sont célibataires et qui sont frustrés, c’est parce que c’est dans la tête. C’est pas parce qu’ils sont gros, moches, ou qu’ils n’ont pas un bon job. Ça, c’est des excuses, c’est ce qu’il y a dans la tête qui va définir ton comportement. Et souvent, ce qui va transparaitre, c’est la confiance en soi. Quelqu’un qui a confiance en soi, rarement tu vas voir quelqu’un qui a confiance en soi et qui réussit pas dans la vie, ça, c’est quelqu’un de prétentieux, qui se la pète. Mais quelqu’un qui a vraiment confiance en soi, il réussit dans la vie. Mais comment tu fais pour avoir confiance en toi ? C’est parce que tu as bien géré tes croyances au départ.

Mais qu’est-ce qui fait à ton avis, ça fait 8 ans mine de rien que tu t’es lancé, qu’est-ce qui fait que tu es toujours là finalement, tu es toujours là même si ton business à évolué, tu es passé par une époque de salariat, complètement assumée. Qu’est-ce qui fait que depuis ces 8 ans, y en a pas mal, on va pas ressortir des stats, mais y’a beaucoup d’entreprises qui ferment leur porte, etc., qu’est-ce qui fait que toi t’es toujours là depuis 8 ans ?

Moi je vais être honnête avec toi, pas plus tard que l’année dernière, je cherchais un job. Tu sais, on en a parlé, avant d’avoir ce contrat avec Yann, parce que financièrement c’était pas top. Mais d’une part, c’est pas du tout un échec d’avoir un moment où tu travailles, où tu gagnes de l’argent. Tu ramènes l’argent, ça te donne des libertés, encore plus si tu travailles dans un truc où tu apprends auprès de quelqu’un. Moi par exemple, en freelance avec Yann Darwin, j’ai énormément appris. Dans 10 ans, je me dirais que j’aurais presque payé pour travailler avec ce client. Donc d’une part, fermer sa boutique ou mettre en pause et travailler, c’est pas du tout un échec, parce qu’encore une fois, on est en stage.

Si tu veux évaluer la réussite de quelqu’un, ce sera qu’à 80 ans ou 90 ans, parce que même à Marc Zuckerberg, si dans 20 ans il pète un câble et il a vendu des données, et il est très insatisfait, est-ce qu’il aura vraiment réussi ? Non, c’est un peu ce que tu as réussi à la fin de ta vie qui détermine si t’as vraiment réussi. Donc ça, moi j’avais compris, alors c’est jamais cool de dire « voilà, je suis salarié », forcément les gens ils comprennent que t’as pas gagné assez d’argent. Mais encore une fois, tu es sur le long terme, donc c’est pas grave.

J’ai eu la chance de pas être salarié et de continuer à faire ce que je fais, et maintenant qu’est-ce qui fait que je suis si endurant ? C’est parce que je suis complètement passionné par ce que je fais. Aujourd’hui, je suis passionné par ce que je fais, et surtout j’ai su créer un business en prenant en compte mes aspirations dans la vie. En fait quand j’y réfléchis, moi quand j’étais petit, j’avais 20 000 métiers que je voulais faire : je voulais faire de la radio, être prof par exemple, être auteur. En fait, aujourd’hui, qu’est-ce que je fais ? Je fais des podcasts audios donc ça ressemble à la radio, j’ai pu publier un livre, ça, c’est une satisfaction énorme, j’aurais tellement aimé que mes parents soient encore là pour le voir ; j’enseigne, je donne des cours. Jamais j’aurais cru donner des cours dans l’enseignement supérieur à des jeunes qui ont 3/4/5 ans de moins que moi.

Et en fait, j’ai su construire un business où je me suis écouté. Je voulais pas juste gagner de l’argent. Et en fait, en faisant un business où je suis passionné, je deviens meilleur, parce que tu apprends plus, t’apprends mieux. Quand tu aimes ce que tu fais, le soir et le week-end, dans les toilettes, dans les transports tu lis, tu te formes, tu écoutes tout le temps. Tu te formes, tu deviens meilleur et t’es plus enthousiaste. Et quand tu es plus enthousiaste, tu attires les gens.

Moi, la plupart des gens qui viennent, vraiment quelqu’un vient me dire « oh tes conseils sont vraiment tops », c’est un truc que j’ai jamais entendu. Par contre, ce que les gens me disent quand ils me font des compliments, c’est « merci, parce que t’es encourageant, t’es inspirant, tu me motives ». Et c’est naturel parce que je fais quelque chose qui me passionne. Et comme j’ai su m’écouter, ce que je veux dans la vie, je sais pourquoi je le fais, et ben je me bats. Et quelques fois, c’est difficile, quelques fois y a pas assez d’argent qui rentre, quelques fois je dois bosser les soirs et le week-end.

Mais c’est ce que je dis récemment, mieux vaut vivre une vie où c’est toi qui choisis tes propres difficultés, qu’une vie où de toute façon tu vas subir les difficultés que d’autres t’imposent. Moi non plus, je suis pas en train de dire que l’entrepreneuriat c’est mieux que le salariat, mais souvent, quand tu es salarié et que tu galères parce que tes managers sont énervants, ou tes collègues sont énervants, où tu fais tout le temps la même chose depuis 5 ans et tu t’épanouis pas, ben la vie est difficile, je suis désolé. C’est difficile tous les matins de se lever, de prendre les transports et ne pas aimer ce que tu fais, c’est galère.

Et moi, je préfère galérer dans quelque chose que j’ai choisi. Et en plus, ce qui est intéressant dans l’entrepreneuriat, c’est que tu investis constamment, non seulement dans ton business, mais en toi-même. Et ça, pour moi c’est intéressant, parce qu’en fait, plus ton entreprise se développe avec des bonnes valeurs, sinon ça marche pas, plus toi-même tu deviens une meilleure personne. Moi, je suis capable de dire « aujourd’hui, ling-en a 32 ans, bientôt 33, je suis une meilleure personne aujourd’hui que si j’avais été salarié ».

Pourquoi ? Parce que tous les jours je me forme, j’écoute des podcasts, je lis des livres, je m’analyse. Quand je fais des erreurs, des échecs, je me remets en question, quand j’ai des problèmes avec des clients je me remets en question. J’essaye de résoudre, et cette richesse de réflexion, de remise en question et quand même de trouver l’énergie d’aller de l’avant, ça fait de moi une meilleure personne. Et si j’ai toujours la santé, je peux te dire que j’ai pas besoin d’être une super star, mais je pense qu’a 50 ans/60 ans, si j’arrive à rester avec mes valeurs et à travailler, ben je serais quelqu’un de très accompli, et qui aura réussi.

Y a un fait qui m’a marqué dans ce que tu dis, déjà on sent vraiment que cette passion elle vibre quand t’en parles et c’est génial que tu partages ça et que tu le fasses ressentir. C’est le fait que tu dises que tous les conseils que tu donnes, c’est des conseils qu’on peut retrouver sur internet maintenant, et tu n’as rien inventé. Et des conseils on les retrouve un peu partout, et je dois dire plus ou moins la même chose vu qu’on est sur la même thématique. Derrière, c’est l’énergie que tu dégages, c’est la personne que tu es. Et je pense que c’est un conseil qui est hyper important, et que tu transposes bien, c’est le fait que pour une personne qui pourrait avoir le syndrome de l’imposteur, ou se dire « ce que je vais dire, tout le monde l’a déjà dit », moi très franchement, pendant un moment, je passais par là. « Pourquoi, je ferais une vidéo juste pour traiter ce sujet, alors qu’il a déjà été traité ? » Et derrière, c’est plus ton énergie, ta personnalité, qui tu es, qui va faire que les gens vont s’intéresser à toi.

Moi, ce que je dis aux débutants que j’accompagne dans la formation, je leur dis « si vous avez un enfant qui a des problèmes de math, vous préférez que le prix Nobel de mathématique vienne lui donner des cours particuliers, ou moi jeune étudiant, super passionné, enthousiaste, pédagogue, qui a le sourire, qui a de l’empathie et qui vient aider votre enfant ? ». Moi je préfère largement, alors oui tu prends le prof prix Nobel, tu viens pour faire un selfie c’est cool, mais au quotidien tu préfères le gars qui a de la compassion, qui a de l’attention, qui a vraiment envie d’aider et qui est pas forcément expert. Et quand il sait pas, il va même dire « je sais pas, la semaine prochaine je reviens avec la bonne réponse ».

Donc si vous êtes débutant, voilà. Hier je donnais un atelier, encore une fois les gens croient que tous a toujours été dit dans les livres, les vidéos YouTube. Moi, je vous invite tout de suite à aller sur YouTube, si vous pensez que tout a été dit, tapez une recherche, « comment créer un blog ? », « comment faire des jus de légumes ? », « comment maigrir en 30 jours ? ». Regardez les 10 premiers résultats et dites-moi si vous êtes satisfait des 10 premiers résultats ». Je peux vous dire que tout n’a pas été dit, y a toujours une manière de dire les choses qui sera meilleure, on est encore à la préhistoire de l’entrepreneuriat web.

Tout le monde a sa place aujourd’hui. Aujourd’hui, tu tapes, je faisais ça avec un participant hier, on tapait « lieux à visiter à Rome ». Tu te dis qu’y a plein de gens qui ont parlé de ça, ben oui, mais regarde vraiment les résultats, tu verras qu’il y a 2/3 vidéos qui passent bien en revue cette question-là. Mais sinon, c’est des blogs, c’est des trucs pas construits, c’est des trucs pas structurés. Donc aujourd’hui, même si tu fais un blog aussi connu que sur « comment voyager en Italie », t’auras ta place.

Par contre dans 10 ans, 20 ans, qu’est-ce qui va se passer ? T’auras Lonely Planet, t’auras Yelp, t’auras Google, tout le monde va créer des vidéos. Et ces boites-là ont vraiment beaucoup d’argent, et ils vont vraiment occuper de la place. Donc aujourd’hui, il y a encore une opportunité. Ceci étant dit, pour ceux qui regardent cette interview en 2040, même quand il y aura les géants qui vont débarquer et qui vont inonder le web de contenus, les gens seront quand même à la recherche du lien, du regard dans les yeux, du story telling, de la pédagogie. Parce qu’au final, on a pas envie de s’attacher à une marque, à un logo, on a envie de s’attacher à des gens. Par exemple Apple, c’était tellement connecté avec Steve Jobs.

On a pas envie de s’attacher à une entreprise qui gagne des milliards, c’est pas intéressant, on a envie de s’intéresser à des gens, et donc pour tous ceux qui ont le syndrome de l’imposteur, lancez-vous. Et une dernière chose, si y en a que vous admirez et que vous trouvez excellent, allez voir leur première vidéo, vous allez sur leur chaine, vous faites « classer pas vidéo du plus ancien au plus récent », et allez voir leur première vidéo qu’il a publiée y a 7 ans, si elles étaient aussi bien que ça. Donc vous, vous êtes débutant, placez-vous en tant que débutant, mais passionné, et vous avez la chance qu’il y a plein de gens qui ont créé du contenu avant vous, vous pouvez faire du benchmarking, observez ce qu’ils font, observez ce que font les Américains et progressez encore plus vite.

C’est top, ça fait déjà pas mal de conseils pour quelqu’un qui se lance, et ça me fait une transition parfaite. Je voulais justement savoir si t’as quelqu’un qui se lance là en 2018, tu disais qu’il y avait encore beaucoup de places là à l’heure actuelle pour des web entrepreneurs qui se lancent. Si tu avais 2/3 conseils vraiment de ton expérience, que t’as tirée de ton expérience, 2/3 choses que tu ferais, mais maintenant, que tu avais peut-être pas fait quand tu t’es lancé. Avec tes 8 ans d’expérience, quelles sont les 2/3 choses que tu conseillerais à quelqu’un qui se lance, à faire en premier ?

Imaginez que tous les jours, il y ait un banquier dans votre bureau ou dans votre chambre, ou dans votre chambre, ou dans votre salon. C’est-à-dire que le banquier, il voudra que vous ayez de l’argent sur le compte. Donc, je sais pas comment vous vous débrouillez, mais il faut qu’à la fin du mois, tous les mois, vous ayez de l’argent. Donc, n’empruntez pas des solutions illégales, comme moi par exemple, par moment j’ai pas déclaré mes cotisations, parce que j’étais en galère. Donc ça, pour moi, faites du freelance. Ça, c’est excellent. Pour gagner de l’expérience et vous pour avoir du cash, et pour pouvoir nourrir votre business. Gary Vaynerchuk il dit “Cash is the oxygen”. Sans argent, vous n’avez pas d’oxygène, et votre meilleur projet, au bout de 3 mois vous allez devoir l’arrêter et travailler au MacDo parce que faut bien payer le loyer. Vous allez pas être un entrepreneur web SDF, ce serait un peu compliqué. Donc, pensez à l’argent.

Ceci étant dit, fixez-vous un objectif, vous mettez pas non plus trop la pression, acceptez que ça s’accroisse au fil du temps, mais s’il faut que vous ayez un job à mi-temps ou même à plein temps pour pouvoir nourrir votre passion, faites-le. Donc vraiment, faites attention à l’argent, moi ça a été un gros problème dans ma vie. Deuxième chose, c’est aller chercher des collaborations. Ça, c’est extrêmement important. Y a des gens aujourd’hui sur le web qui peuvent débarquer avec une petite expertise, s’ils trouvent tout de suite les bons experts avec qui ils peuvent gagner de la visibilité, littéralement tu peux être millionnaire en un an, si tu as les bons contacts.

Imagine, la vie fait que tu rentres en contact avec Xavier Niel, tu lui soumets une idée, lui parle un peu de tes idées avec d’autres personnes, et puis tout de suite ton projet est financé. Ça peut aller très vite si on a les bonnes collaborations. Ça, c’est vraiment important, donc évidemment, commencez tranquillement, petit à petit, contactez des petits, faites des interviews, mettez en valeur les gens, allez à des réseaux, des rencontres, et faites la connaissance des gens.

Je me permets de te couper justement sur le « contacter des gens », parce que je suis passé par là pour le coup, et vraiment foncez, même sur des personnes peut-être, il est bon comme tu dis de se faire la main, démarrer par des petits, mais ne tardez pas trop, allez contacter des personnes que vous considérez comme « gros leader » de votre marché, etc. Pour vraiment l’avoir expérimenté, je l’expérimente de plus en plus, oubliez pas que c’est des personnes qui sont humaines comme vous, et des fois ils sont loin de l’image, où ils sont peut-être tout simplement très semblables à l’image qu’ils dégagent, ils sont très humains, etc., donc ils peuvent être très ouverts à vos propositions.

Et ne pas se faire de fausses idées finalement, des fois tu peux te dire « le gars il a 2 millions d’abonnés sur YouTube, jamais un mec comme moi il voudra me répondre » ou quoi que ce soit, alors que c’est vraiment du bullshit au final dans sa tête. Parce que des fois, c’est des personnes qui vont kiffer parce que tu disais, ils vont kiffer ton énergie, ta personnalité, ils vont se dire « bah ouais, j’ai vraiment envie de bosser avec lui, même si c’est un jeune, j’ai envie de l’aider, je sais qu’il peut m’apporter quelque chose ».

Tu peux en parler ou c’est confidentiel ?

Non je veux pas citer de nom de personne, mais je veux dire, de plus en plus, je fais de la prospection sur des gros poissons on va dire, je me suis rendu compte, j’ai eu un bon taux de succès là-dessus. Et au fond de moi, je l’ai fait parce que j’ai un coach qui m’a bien bougé le cul là-dessus aussi. Mais derrière, au fond de moi, j’avais vraiment cette croyance que non, pourquoi il me ferait confiance à moi à ce niveau-là. Et finalement, tu es agréablement surpris, quand t’es passionné parce que tu fais, par qui tu es, il kiffe ton énergie aussi derrière, c’est hyper important.

Je suis d’accord avec toi. Et puis peut-être un troisième conseil rapide, c’est formez-vous à être un entrepreneur. Ça, c’est la première chose. Se former sur le trafic, le blogging, comme moi je fais, le marketing, le networking, c’est bien, mais si vous arrivez à vous former en tant qu’entrepreneur, à réfléchir comme un entrepreneur, tout le reste va découler. C’est comme un domino. C’est le premier domino de réfléchir comme un entrepreneur. Parce que si vous arrivez à réfléchir comme un entrepreneur, c’est-à-dire « il faut que je gagne cette somme d’argent », « il faut que je sois un peu plus stratégique », « il faut que je sois plus courageux », « faut que j’ose plus », voilà. Si vous avez tout cet état d’esprit, et bien automatiquement, si vous avez un problème pour vous former, vous allez voir les gens, vous allez aller vous former.

Ça, c’est facile. Ce qui est difficile vraiment, c’est de réfléchir comme un entrepreneur. Donc, lisez des livres sur l’entrepreneuriat, regardez des vidéos YouTube sur l’entrepreneuriat, écoutez des livres audios, des podcasts sur l’entrepreneuriat, et tout le reste c’est technique. Tout à l’heure, ce que tu disais, voilà c’est ça, c’est l’iceberg, l’état d’esprit, le mindset, c’est vraiment ta base. Une fois que vous avez ça, c’est bon.

Pour prendre l’exemple concret si tu veux, c’est comme un parent qui vient d’avoir un enfant. Est-ce qu’il faut qu’il apprenne à changer des couches et à faire des biberons ? Bien sûr. Mais si la première chose qu’il apprend, c’est de se dire « OK, je suis papa maintenant, j’ai des responsabilités, mon enfant il dépend de moi, il faut que je sois un bon père, faut que je dégage du temps dans ma vie, que je le priorise ». Et ben si le père ou la mère se met ça en tête, tout le reste va découler. Et changer une couche, ça s’apprend, faire un biberon ça s’apprend, sortir la poussette c’est facile tout ça.

La première chose à savoir, c’est « je suis un père, il faut que je sois responsable, qu’est ce qu’un père doit faire ? ». Et tout le reste, c’est technique. Donc voilà, pensez à vous former en tant qu’entrepreneur, parce que vous êtes entrepreneur, et ne vous dites pas « parce que je suis petit, j’ai pas encore d’argent, je suis pas un entrepreneur ». Non, vous êtes un entrepreneur en stage si ça peut vous rassurer. Donc vous êtes un entrepreneur à partir du moment où vous lancez un projet, une idée d’entrepreneuriat, vous êtes entrepreneur, tant pis si vous êtes pauvre, fauché, et que vous débutez.

C’est hyper intéressant ce que tu dis sur le côté « investir sur soi », qui va être le meilleur investissement, de se former et de continuer à se former. Très souvent, des fois même quand on est rendu à un certain stade, on peut oublier un petit peu, de se dire c’est bon, je suis arrivé à ce stade-là, et oublier de se former, alors qu’en fait on va se former toute sa vie. Et même les plus grands entrepreneurs continuent à se former. Pour continuer sur cette question, sur l’investissement, c’est une question que j’ai piquée à Time Ferriss dans son dernier livre, qui l’a posé à une cinquantaine entrepreneurs, c’est quoi le meilleur investissement que t’aies fait toi dans ces 6 derniers mois, dans ton business ? Ça peut être une formation comme on l’a dit, comme ça peut être un outil, quelque chose qui t’a fait gagner en efficacité, en organisation.

Pour le coup, c’est une réponse facile, parce que je suis allé aux États-Unis en septembre à une conférence qui s’appelle Free and Dream, et c’est vraiment un investissement. Ça m’a coûté en tout et pour tout entre 1500 et 2000 euros, à un moment où c’était pas facile non plus de les sortir. Mais je suis allé, j’ai passé 2 jours et demi là-bas, la conférence elle durait 2 jours et demi. Et en fait, les speakers c’était des millionnaires, des gens qui avaient des valeurs humaines qui étaient proches des miennes, et d’être dans un cadre inspirant, de faire des rencontres. J’ai même eu des prospects là-bas, alors que je me suis dit « je suis français, qu’est-ce que je vais faire avec un américain ? ».

Et ben, ça m’a montré concrètement qu’on pouvait nous aussi devenir millionnaire ou réussir dans la vie, être un entrepreneur à succès. Parce que la personne, c’est un être humain, c’est quelqu’un qui a beaucoup bossé certes, mais si cette personne l’a fait, moi aussi je peux le faire. Donc, de m’inspirer de ces gens-là, de passer du temps, de serrer la main, de faire des selfies et juste de les regarder, ça vous inspire de la même manière qu’à un enfant.

Je parlais de ça avec un participant, Mbappé apparemment c’est un fan de Cristiano Ronaldo, et ben c’est plus facile d’être un meilleur joueur de foot quand tu admires des joueurs de foot. C’est difficile de dire, je vais être meilleur, mais en même temps je m’inspire de personne. C’est très important d’avoir des modèles, des mentors virtuels qu’on suit, qu’on admire, pour pouvoir suivre leurs traces. Très important, et en le faisant, vous allez aussi amener des gens derrière vous qui vont vous suivre.

Donc moi, ça a été le meilleur investissement pour moi, c’était mon premier voyage aux États-Unis, j’ai découvert que tout était possible, vraiment, et j’ai vu beaucoup de choses de ce type. Par contre, c’est beaucoup de travail, l’américain dream ça se fait pas en un claquement de doigts, et en travaillant une heure par jour. Mais en tout cas, ça m’a permis de me dire « tout est possible », y a pas de limites, si eux ils peuvent le faire, je peux le faire, par contre faut que je bosse et que je bosse beaucoup.

Super, c’était important, je trouve ça hyper important justement que tu termines là-dessus, sur ce que tu as, ça va pas se faire comme ça, et l’américain dream c’est peut-être justement un rêve, et que derrière y a énormément de boulot. Est-ce que pour terminer, tu peux nous partager ton dernier gros projet, tu me parlais justement avant qu’on démarre l’interview du lancement de ta dernière formation, de nous parler un petit peu, si tu le souhaites, de ce lancement de format, et quels sont tes projets, tes objectifs pour les mois prochains, les années à venir.

Moi, alors que je suis dans le milieu depuis longtemps, j’ai toujours eu un petit souci avec les formations en ligne, en partie pour des fausses croyances, et en partie parce que je trouvais pas la formule idéale. Moi ce que je veux, c’est faire une formation que moi-même j’achèterai. Et en fait, cette idée de vendre des formations 500 euros et 1000 euros, on sait pas si les gens suivent la formation, ça m’a toujours gêné.

Donc du coup, j’ai trouvé une formule, j’ai lancé ça en juillet. Ça s’appelle « partir de rien ». C’est une formation digitale, il y a des vidéos de formation, ça c’est assez classique, mais j’envoie aussi un classeur chaque semaine, une enveloppe. Et on ouvre, et j’ai fait ça avec la formation Marque Personnelle, on ouvre cette enveloppe, et puis chaque semaine on a des exercices à faire avec la vidéo. Donc déjà, il y a le côté papier, l’enveloppe elle est là, on a envie de l’utiliser, et puis c’est limité dans le temps, c’est une formation qui dure 4/5 semaines.

Donc moi je dis aux gens je suis disponible 6 jours sur 7, je réponds sous 24 heures, par contre ça va durer que 4 semaines. Donc profitez-en, il y a des coachings en groupe, des sessions où on est 5/6 et je les coache. Donc là par exemple, la dernière session, il y a 3 groupes et je les coache comme ça, pour les aider à progresser. Si vous, vous n’êtes pas aux 4 sessions, après il y a plus rien. Donc je vous invite vraiment à venir. Donc j’envoie des emails, tous les jours je mets une citation inspirante dans le groupe Facebook, pour animer, et pour leur dire, et c’était ma promesse « une heure par jour, et vous allez pouvoir lancer un projet d’entrepreneuriat à la fin ».

Par contre, il faut être régulier et faut être à fond, et ça vous prends qu’un mois. Donc faites un effort, c’est juste un mois. Et ça, ça a vraiment convaincu les gens de se dire « OK, c’est un petit effort, mais c’est limité dans le temps, donc faut que je sois régulier, à fond, et émotionnellement à fond pendant un mois, et moi ma promesse c’est pas de gagner 1000 euros par mois au bout d’un mois, c’est d’avoir lancé un projet et d’avoir un produit à vendre ». Donc ma promesse, elle est suffisamment petite pour que je l’atteigne, et en même temps c’est un boulot énorme, parce que la formation s’appelle partir de rien, il y a des gens qui arrivent avec 0 idée, et qui repartent avec un projet.

Et souvent, les derniers m’ont dit « voilà, j’ai gagné confiance, maintenant j’ai mon truc, j’ai lancé mon blog ». Donc ça, ça a été vraiment une super formation, d’un point de vue business, pour vous dire, pour les entrepreneurs qui sont intéressés, c’est une formation à 500 euros. Autant c’est moins cher que des formations à 1000 euros/2000 euros que vous pouvez voir, mais en même temps c’est intense pendant 1 mois. Donc, vous gagnez moins d’argent, mais en même temps c’est une application d’un mois.

Moi, je pourrais pas faire par exemple une formation, il y en a qui le font, c’est des formations à 2000 euros et je fais du coaching tous les mois ou toutes les semaines, de manière illimitée jusqu’à la fin de votre vie. Donc, ça j’ai du mal. Si moi, mon but, là j’ai eu 14 élèves, mais mon but c’est de faire ça 4 fois par an, et en plus de ce côté lancement, c’est bien parce que ça crée une urgence. Là, le lancement c’est maintenant, c’est pas tout le temps, c’est pas quand vous voulez, c’est maintenant, vous nous rejoignez maintenant ou c’est trop tard. Donc mon business modèle c’est de faire 20 clients, 20 élèves à 500 euros, ça me fait 10 000 euros. Si je fais ça 4 fois dans l’année, ça me fait 40 000 euros, et à côté, j’ai d’autres formations, je fais du freelance, je donne des cours, je fais du coaching, et puis j’espère pouvoir atteindre les 100 000 euros de chiffre d’affaires en 2019/2020.

Et là, la prochaine formation que je vais lancer, et j’ai vraiment pris gout à ça, juste pour que les gens comprennent pas, y a des gens qui sont pas au courant, l’intérêt de la formation en ligne c’est qu’une fois que c’est fait, y a toujours des petites mises à jour à faire du support client, mais le contenu est là. Là par exemple, tu peux faire cette interview, et mes élèves ils regardent mes vidéos. Donc, j’ai pas besoin de passer du temps avec eux, j’ai pas besoin de les avoir dans une salle. Pour eux, c’est aussi important, parce qu’ils ont pas besoin de prendre de billet de train, billet d’avion, d’hôtel, ils peuvent suivre une formation de qualité à distance, et pas payer 200 euros pour venir et 500 euros la journée.

Juste ça, c’était pour que les gens comprennent l’intérêt de la formation en ligne. Et là, la prochaine formation, par mon observation, par le fait que j’étais client de super formations, et parce que j’ai réussi à faire ce que j’ai fait, donc là, je vais annoncer un webinaire avec une formation pour justement enseigner aux gens à comment créer une formation. Parce que là, encore une fois, c’est une opportunité énorme. Les chiffres du e-learning, c’est de centaines de milliards de dollars. À l’échelle mondiale, c’est des chiffres énormes.

Et donc, il y a des gens, c’est pas simple de lancer une formation, et il y a des gens qui veulent le faire, donc j’ai formé des gens à se lancer là-dessus. Et puis, donc ça, c’est le prochain focus, et puis prochainement, j’aimerais beaucoup réécrire un livre. Ça, je vais peut-être attendre un an ou deux encore.

On aura l’occasion de refaire une interview à ce moment-là, d’ici un an ou deux, à la sortie de ce nouveau livre.

Avec plaisir.

Merci à toi en tout cas Ling-en Hsia, merci d’avoir partagé les résultats à ton lancement, en toute transparence, on mettra les liens en dessous l’interview pour les futurs lancements, et en tout cas merci à toi pour cette interview, merci pour ton authenticité, et puis on te dit à très bientôt.

Avec grand plaisir Benjamin, ciao.

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