Interview avec Alexandre Roth – Pourquoi le Branding Relationnel est la clé de votre succès sur internet ?

par | 22/05/2020 | Entreprenariat et création d'entreprise

Benjamin

Bonjour à tous. Alors aujourd’hui, j’ai le plaisir d’être avec Alexandre Roth qui est entrepreneur sur le web depuis 2006 si je dis pas de bêtises, et c’est notamment pour ça que j’ai envie de l’interviewer aujourd’hui, pour qu’il nous partage toutes ses années d’expérience. S’il est toujours sur le marché de l’entrepreneuriat en ligne, c’est pas pour rien. Salut Alex, est-ce que tu peux te présenter et nous dire à qui tu t’adresses à l’heure actuelle, dans tes différents business.

Alexandre

Yes Benjamin. Écoute, merci pour cette interview. Effectivement, vieux dinosaure, mais en pleine forme.

C’est le principal.

Avec un business qui tourne bien effectivement, je m’adresse à deux types de personnes aujourd’hui. J’aide les salariés ou ceux qui sont sans activité à lancer leur activité rentable sur Internet pour être libres, indépendants, et s’affranchir un peu du formatage quotidien, qui ont besoin d’avoir une vie qui a plus de sens. Et de l’autre, je m’adresse aux entrepreneurs qui ont déjà démarré et qui veulent passer la vitesse supérieure, ajouter un 0 à leur CA, économiser 50 % de temps et donner à leur business la grandeur qu’il mérite. 

Toi de ton côté, tu as pas toujours fait ça, comment t’en es arrivé là, à te dire « j’ai envie moi de montrer le chemin et d’aider des personnes à s’affranchir de leur job, et créer leur propre business qui leur correspond » ?

J’ai pas toujours été conseiller pour les entrepreneurs, mais par contre j’ai toujours été web entrepreneur, j’ai toujours été entrepreneur, depuis 2006. Même pendant mes études, j’avais commencé mon activité. Et j’avais commencé en tant que coach en séduction et relooking pour homme, relookeur pour homme. Du coup, c’est un vrai métier, donc j’aidais les mecs timides à rencontrer des filles dans n’importe quel contexte, pour être plus heureux et trouver la femme qui pourra leur plaire. J’ai fait ça pendant pas mal d’années, j’ai eu pas mal d’attention médiatique, j’ai vendu mes premiers produits numériques, c’est des guides en séductions, des guides pour apprendre à bien s’habiller.

Et à un moment donné, j’avais fait un peu le tour de la question, et j’avais envie de travailler aussi avec des femmes, parce que je travaillais qu’avec des mecs. Et j’ai commencé en 2014 à faire des conseils pour les entrepreneurs en matière de relation presse. Car j’avais une grosse visibilité à cette époque-là et c’est un sujet qui est aujourd’hui très peu exploité, en termes de web entrepreneuriat, entrepreneuriat. J’avais un cours que je dispensais qui s’appelle Le bon client des médias et qui permettait aux entrepreneurs de gagner en présence médiatique. 

Et puis, j’ai enchainé tout naturellement, un an après, 2 ans après, sur conseiller les personnes dans l’entrepreneuriat et créer une activité rentable sur Internet. J’ai fait longtemps pour les débutants, et là depuis 1 an, je m’adresse aussi à cette cible d’entrepreneurs déjà bien lancés, qui font 100 000 euros, qui veulent atteindre le million, parce que c’est quelque chose que j’ai atteint personnellement. Donc je me considère aujourd’hui apte à pouvoir aider une personne, autant du point de vue du marketing, que du point de vue psychologique et mental.

Justement, ça me permet de faire une belle transition, tu parles du côté mental et psychologique, question très bateau même si je connais déjà ta réponse j’ai envie d’entendre ton avis : le mindset à ton avis a quelle importance dans le développement d’une entreprise en ligne ?

Effectivement, l’état d’esprit, ce qu’on appelle le mindset aujourd’hui, c’est indispensable. Un jour, je vais dire 80, l’autre 90, mais l’idée c’est que tout part de là, et que le reste c’est l’exécution de ta stratégie. Effectivement, si tu te donnes pas l’autorisation d’aller plus haut, tu n’iras pas plus haut. Si tu travailles pas sur tes anciennes croyances que tu peux avoir, sur ta peur de l’échec, la peur de la réussite, la peur de l’argent, la peur de manquer, la peur de gagner… Tous ces trucs-là fait qu’au final, tu t’accordes pas le droit d’aller plus loin que là où tu es aujourd’hui. En fait, dans un business, quand tu stagnes, tu stagnes pas, c’est que tu recules, parce que le marché évolue, avance et se spécialise. Et si toi tu restes figé, tu le vois pas tout de suite, mais à moyen terme tu régresses.

Et effectivement, le fait d’être un entrepreneur doit aussi passer par le fait de se former aussi bien dans son domaine d’expertise, aussi bien en marketing que devenir une personne meilleure personne et travailler sur soi-même. C’est comme si tu étais un coach et que tu te faisais pas coacher, c’est pas possible. Quand tu es entrepreneur, c’est pareil, tu peux pas entreprendre et pas entreprendre la personne que tu es. Être l’entrepreneur de ton propre développement, ça me parait absolument indispensable.

Et quand tu vois les entrepreneurs qui réussissent, ou les très grands entrepreneurs connus, ils ont aussi un état d’esprit qui est très différent de la masse. Ce qu’ils peuvent dire, ce qu’ils peuvent penser, comment ils peuvent agir, etc. Et tu te rends compte que quand toi tu l’appliques et que tu as décidé de devenir la personne que tu seras demain, et bien c’est ce qui te permet effectivement d’aller chercher de nouveaux résultats parce que c’est en faisant ce qu’on fait tous les jours, qu’on obtient toujours les mêmes résultats, donc la magie c’est toujours en dehors de la zone de confort.

Donc pour toi, c’est vraiment la base pour un entrepreneur. Celui qui veut réussir, qu’il démarre ou qu’il soit déjà à un beau chiffre d’affaires, doit se faire accompagner aussi bien sur le côté personnel, le développement personnel comme tu disais, et le côté marketing.

Et je sais plus qui, mais quelqu’un disait qu’il y a rien de pire qu’un mauvais mariage pour un entrepreneur. C’est-à-dire que si tu as une vie personnelle à chier et que tu es en phase de divorce ou que tu as été divorcé plusieurs fois, etc., en fait tu te rends compte que la plupart des gens n’ont pas de problème de business. La plupart des gens ont un problème personnel qui a un impact sur leur business. Si tu travailles pas cette partie-là, et de devenir une meilleure personne, travailler ton couple ou autre, il y a de grandes chances que ça influence tes résultats. Et le truc est que tu as des entrepreneurs qui peuvent être des naturels, c’est-à-dire des gens qui vont tout seuls arriver à des business à 1 million et plus, mais ils iront jamais au-delà. Ils iront pas trouver le pourquoi du comment.

Par exemple, moi mes parents sont entrepreneurs, ils sont restaurateurs depuis 22 ans, et ils ont le même chiffre d’affaires depuis 10 ans. La rentabilité, pareil, qui fluctue et qui est pas ouf. Et en fait, il y a pas mal de décisions qui peuvent être prises aujourd’hui, mais il y a une très grosse peur. Donc moi, je les accompagne d’un point de vue stratégique et développement, présence sur Internet. Ça marche très bien, ils ont augmenté leur chiffre d’affaires, leurs réservations de 30 % sur les périodes creuses. Mais le reste est entre leurs mains, c’est pas moi qui prends la décision de couper le truc pour les marches, de recruter différemment, de penser différemment, de penser comme une équipe et pas se dire que c’est le serveur qui est nul ou la nouvelle recrue en cuisine qui est nulle. Si tu les recrutes, c’est que c’est toi. Donc ça, c’est des choses qu’ils sont pas encore prêts à entendre.

Ils ont fait un bout de chemin depuis que moi je me suis lancé en temps que conseiller, le fait qu’ils viennent à mes séminaires, tout ça leur a vraiment ouvert l’esprit. Mais si je donne cet exemple-là, c’est pour expliquer qu’effectivement, à un moment donné, si tu travailles pas sur les choses vraiment qui comptent, c’est-à-dire tes croyances que tu as, etc., ça te cape automatiquement.

Et je pense que là, depuis que tu t’es lancé, est-ce que y a un moment où t’as senti que t’étais vraiment capé justement comme tu le dis ? Et c’est quoi vraiment les gros challenges, si tu devais dire 2 gros challenges que t’as rencontrés ces derniers temps, et comment surtout tu as réussi à les transformer, comment t’as réussi à les résoudre derrière ces challenges-là ?

Je peux prendre l’exemple le plus récent, parce que c’était un peu une crise existentielle. Je prends un grand mot parce que n’importe qui dirait « tu as un business à 1 million d’euros et t’es pas content ? ». Bah non, je suis pas content parce que j’ai l’impression que je m’exprime pas à ma juste valeur, j’aide pas mes clients idéaux. Je suis plus sur une niche particulière que j’aide beaucoup, mais je pourrais faire beaucoup mieux. Donc du coup, récemment j’ai sorti un mastermind qui s’appelle le cercle, à destination d’entrepreneurs qui font 6 chiffres et qui veulent scaler. Le truc, c’est que j’ai longtemps hésité à sortir le mastermind, et après c’est un truc que j’aurais dû sortir y a deux ans. Je sais pas, j’arrêtais pas de reporter, j’avais toujours une bonne excuse, j’avais toujours un évènement à faire, un gros lancement à faire, etc.

Et à un moment donné, j’ai travaillé sur mon pourquoi : pourquoi tu te lances pas vraiment, pourquoi t’exprimes pas ta propre grandeur aussi pour les entrepreneurs qui t’attendent ? Lorsque tu as des rendez-vous, lorsque tu as des évènements et que tu aides ces gens-là, ils adorent. Donc, pourquoi pas officialiser tout ça ? Et j’étais bloqué, j’étais bloqué dans mon ancien univers qui m’apportait mon million safe, et me dire je vais dans l’inconnu. Donc j’ai appliqué mes propres conseils, je me suis fait coacher, je me suis remis en question, j’ai changé mes routines. Et du coup, j’ai sorti ce projet qui marche très bien où j’ai une dizaine de membres qui sont entrés en même pas 2 semaines, alors qu’il y avait rien, juste une page de vente et une idée. Et c’est top. Donc c’est ce qui va me permettre aussi cette année d’aller chercher de nouveaux challenges et de nouveaux résultats, et de scaler le cercle aussi à un autre niveau.

C’est top de ta part de partager comme tu l’as dit cette mini crise existentielle. Je pense qu’il y en a beaucoup qui se diraient, comme tu l’as dit toi-même, « il est à 1 million d’euros, il est à l’ile Maurice, pourquoi il se plaint ? ». C’est top de pouvoir voir que toi aussi tu rencontres des challenges. Tu l’as dit, tu t’es fait accompagné par un coach et c’est ça qui t’a permis justement d’avoir ce déclic et te dire merde, en fait pourquoi je l’ai pas encore fait, et maintenant j’y vais.

En fait, je savais, j’avais en tête un truc qui n’allait pas. Je lui ai dit c’est bizarre, j’ai pas l’impression d’être 100 % à ma place, j’ai pas une bonne énergie en ce moment, tu commences tes journées, tu évites l’ordinateur, t’évites d’avancer sur les trucs. C’est bizarre, ça persiste et après tu te sens pas bien, t’as des symptômes, tu as de la fatigue. Tu as pas la pêche, donc je me suis dit, je pense qu’il y a un truc au niveau du boulot que je peux changer, que je peux améliorer.

C’est un peu de l’inconscient, dans l’inconscient tu sais déjà ce que tu dois faire. Si tu fais pas ce boulot en coaching ou en formation, tu t’en aperçois jamais, et ça te frustre. Et puis dans ta vie personnelle, ça a des résonnances négatives dans tes relations, etc. Du coup, j’ai dit OK, j’en parle à un pote qui me donne un coach, j’en parle. Effectivement, je suis engagé dans un coaching qui m’a permis de me recentrer sur ce que je devais faire, et d’arrêter aussi de dire si tout va bien, tu mets de côté un sujet qui est important, et de le faire suffisamment tôt, et de m’engager à passer à l’action sur ce que je devais faire. Donc, ça m’a bien aidé.

OK, génial. Et sur le côté marché ? On est dans le même marché, je t’ai déjà entendu le dire plusieurs fois, on est sur un marché mine de rien où il y a énormément de concurrences. Quelles sont les stratégies que tu as employées pour te démarquer de la concurrence, être vu comme quelqu’un qui est très important dans ce marché, qui est très reconnu. C’est quoi, que ce soit les tiennes, ce que tu conseillerais à des jeunes qui se lancent dans ce même marché-là, pour arriver à se démarquer de ses concurrents, et vraiment montrer dès le début qu’on est présent et qu’on a notre propre spécialité ?

Avoir un discours fort et niché. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, il faut aller chercher des promesses qui sont différentes, mais pas non plus n’importe quoi, c’est pas genre gagner 10 millions d’euros en 2 jours. Mais par exemple, je parlais avec quelqu’un ce matin qui me disait que dans l’immobilier, il y a beaucoup de gens qui sont sur la rentabilité rapide, investir et toucher une rentabilité rapidement. Et lui, il est sur un discours inverse, c’est qu’on retrouve pas du tout le marché de l’immobilier chez les web entrepreneurs. Du coup, il a pris un beau segment, c’est un positionnement qui est plus rassurant pour le commun des mortels, plus patrimonial et plus safe, et il est plus vu comme sérieux, etc. Ça, c’est un exemple.

Après, en termes de personnalité, je pense qu’il faut se servir de la puissance des réseaux sociaux pour s’exprimer pleinement. L’époque du blogging 100 %, ou de la chaine YouTube 100 %, ça, c’est complètement révolu. Aujourd’hui, on a toujours dit que l’argent dans la liste e-mail, oui, en fait l’argent dans la relation que tu as avec les gens, pendant 20 ans ça a été la liste e-mail, et ça l’est toujours un peu. Mais aujourd’hui, moi je fais les tests, je traque tout, et c’est 50 % de mes ventes, et 50 % c’est les réseaux sociaux. Quand tu vois des mecs très avancés comme Franck Kern, lui il est passé à 80 % sur les réseaux sociaux. La liste e-mail, c’est plus un actif aussi safe qu’avant parce qu’il y a une saturation de ouf dans les boites e-mail, parce que les filtres mails sont de plus en plus exigeants, et tous les autorépondeurs passent de plus en plus en spam.

Les taux d’ouverture et taux de clics ne cessent de baisser. Ce sera toujours un asset, ce sera toujours un actif puissant. Mais je pense qu’aujourd’hui, si tu as pas une présence dans les réseaux sociaux, Insta, YouTube, Facebook, tu perds 50 % de ton business. Et l’avantage d’Insta, YouTube et tout, ça permet d’exprimer ta personnalité. Par exemple, sur mon compte Instagram, je suis allé chercher toutes mes punchlines dans mon livre, toutes les punchlines dans mes vidéos, on a fait une série de vidéos, on a mis toutes les citations.

Les gens s’habituent aux postes à citations, mais c’est les citations des autres. Quel intérêt ? Tout le monde les connait, tout le monde a lu Robert Kiyosaki, Tim Ferriss, on les connait tous. Donc, qu’est-ce que toi t’as à dire ? Quel est ton discours ? Et peu importe ce qu’il est, qu’est-ce que tu vas nous raconter ? Moi, je raconte des trucs, je dis pas que c’est la vérité ou que c’est bien, mais c’est les miennes, et ça permet aux gens de s’identifier à fond. J’attire ces gens-là.

Et j’ai un concept qui s’appelle le branding relationnel, c’est qu’on a beaucoup parlé de personal branding, c’est « je tape des poses avec ma Porsche, ma ville, ma réussite… ». Mais le problème, c’est en quoi ça aide quelqu’un ? Et l’avantage du branding relationnel, ce que j’appelle le branding relationnel, c’est ton image de marque au service des autres. Tu peux faire des citations inspirantes, des choses inspirantes, mais tu vas demander « et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? », « laisse-moi un commentaire », « dis-moi ce que t’aurais fait à ma place ». Et d’avoir aussi ce côté imparfait, ce qu’on vient de faire en fait. Me confier sur une difficulté que j’ai vécue, et de pas être le Robocop parfait qui réussit tout, parce que quand tu réussis tout, que tu es méga expert, tu connectes pas les gens. Moi je pense que c’est pas un bon karma. Et voilà, aujourd’hui on a les outils pour bien raisonner, et la personal branding, c’est important de le voir comme ça en termes de relation. Et la première chose que je disais, d’utiliser les réseaux sociaux.

OK, si finalement demain tu devais repartir à 0, Alexandre Roth devrait repartir à 0, qu’est-ce que tu te conseillerais à toi-même ? Qu’est-ce que tu conseillerais à un jeune qui se lance en 2019 ? T’as le côté branding relationnel tu disais, aller sur les réseaux sociaux, et ce qu’il y a d’autres choses que tu pourrais conseiller en plus de ce que tu viens de dire qui est déjà énorme ?

Oui, ce qui peut être intéressant, c’est quand on veut commencer, je pense qu’il faut faire minimaliste. C’est-à-dire lancer un produit ou un service assez haut de gamme, que ce soit une formation dans les 1000/2000 ou carrément des accompagnements plus premium à 10 000 ou plus, peu importe dans quoi, il y a toujours moyen. Même dans la décoration par exemple, si tu t’adresses à des gens qui ont des lofts à rénover, tu vas leur vendre un accompagnement à 10 000 euros, ça passe tout seul.

Du coup, de chercher moins le volume au départ, mais d’aller chercher plus des accompagnements un peu plus hauts, et de faire une sorte d’omniprésence, c’est-à-dire de balancer du contenu tout le temps sur une plate-forme préférée, et d’amener les gens à avoir une conversation rapidement, que ce soit au téléphone, via un webinaire. Mais d’avoir un lien plus que la méthode à l’ancienne où c’est du texte, du webinar, et juste du rappel d’e-mail, etc. Ce qui est intéressant, si tu veux aller vite, c’est d’avoir cet aspect où tu peux closer les gens avec une discussion qui est très puissante, et qui demande moins de se prendre la tête avec énormément d’efforts, de contenus, des grosses séquences de lancements.

Parce que si tu fais beaucoup d’accompagnements plus premium au début, tu as un peu de tréso, tu peux faire autre chose. Tu peux même faire du coaching un peu plus premium, etc. Et ça permet d’avoir une tréso, d’avoir une grosse marge, et de bosser après sur comment faire rentrer un maximum de gens dans ton écosystème, en travaillant des produits mainstream, mais moins chers.

OK, donc c’est intéressant, parce que je trouve que maintenant, on en revient beaucoup à ça. Et si je comprends bien ce que tu dis, si quelqu’un se lance maintenant, tu l’inviterais beaucoup plus à se lancer sur l’accompagnement premium dès le début, pour ensuite après se lancer peut-être sur de l’entrepreneuriat et du produit d’information.

Oui, ou alors de la formation haut de gamme, c’est-à-dire en mode webinaire, produit à 1000 ou 2000 euros, et derrière des relances téléphoniques. Nous, on fait des relances téléphoniques depuis 4 ans, sur des produits comme le Biz Club tu vois le Biz Club à 2000 euros, on faisait des appels. À l’époque, on en faisait un peu, mais on s’était pas rendu compte à quel point c’était vraiment indispensable aujourd’hui. Mais en tout cas, ça peut être soit de l’accompagnement premium, soit une formation haut de gamme, mais ça sert à rien de sortir un truc à 50 balles. Il faut maitriser les tunnels de vente, l’achat de trafic, toutes les subtilités qui font que soit tu marches, soit tu marches pas. C’est mieux d’avoir un produit plus haut, qui te permet d’avoir une marge d’erreur un peu plus importante, et de toujours être gagnant. Tu as des clients qui sont plus engagés, car ils ont mis plus d’argent, ils ont plus de résultats, c’est mieux.

Je pense que ça, on en parle pas assez justement. C’est top que tu le soulignes, le côté engagement du client. On sait très bien qu’on a quand même des meilleurs résultats avec un client qui est engagé à 2000/3000/5000 euros, qu’un client qui a juste acheté un produit à 50 euros. Et en soit, mettre 50 euros dans une formation, je pense qu’on l’a tous fait, moi j’ai été le premier à le faire. Et en fait, on est tellement pas engagé que même si le produit est d’excellente qualité, on le met pas en application, juste parce qu’en fait, c’est bête à dire, mais c’est humain, on l’a payé que 50 balles.

Si tu veux, j’ai une statistique, même après des années, qui m’a toujours étonné. J’organise un séminaire une fois par an à Paris qui s’appelle le Biz Club, et je revends le replay à 97 euros pendant une période de promo, et j’ai vendu à chaque fois 100/200 exemplaires. Et j’ai regardé sur la plate-forme de membre, et je me suis aperçu que récemment, il y avait la moitié qui avait pas commencé. Et pourtant, on a des mails envoyés pour demander si tu as vu telle ou telle conférence, etc. Les gens se disent « le premier est trop bien, je l’achète c’est pas cher par rapport à ce que je reçois ». Et tu te dis, 50 % qui repassent, c’est énorme, c’est beaucoup. Bon après, ça ouvre un peu plus sur les semaines qui arrivent. Mais au début quand j’ai vu ça, je me suis dit c’est impressionnant.

J’en discutais dernièrement avec un entrepreneur qui disait ouvertement qu’il avait des stats où en moyenne 20 % de ces clients vont au bout vraiment, tout au bout de sa formation. Et que dans ces 20 %, il y a 10 % qui passent vraiment à l’action derrière.

Mais ça, c’est normal, c’est dans tous les types d’accompagnement. Il y a souvent des bad buzz sur les formateurs, les entrepreneurs « regardez, ils ont pas de résultats ». Mais si tu décides de pas ouvrir la formation et de pas passer à l’action, c’est ton problème, c’est pas celui du formateur qui t’attend. Moi, tous les mois et toutes les semaines avec les coachings, je suis là, je fais toute la présence, les mails sont envoyés, je suis là et je réponds aux questions. Donc si tu as décidé de pas y être, on peut utiliser des méthodes, mais à un moment donné, c’est pas la gamification qui va faire que la personne va se lever et bouger.

Qu’est-ce qui fait à ton avis la différence entre les personnes qui se bougent, qui achètent la formation et qui la regardent, qui l’appliquent et qui ont des résultats, et ceux qui finalement l’ont achetée, l’ont à peine regardée et ont eu 0 résultat ?

Déjà, le fait que nos clients soient bien qualifiés. Et l’autre, c’est le degré d’accompagnement réel physique. Si la personne, tu lui dis voilà, on va avoir un Skype pendant une semaine, ça va être difficile pour elle d’annuler. Parce que c’est physique, c’est un engagement, et puis le prix forcément. Une vidéo à 97 euros et un programme à 2000 ou 3000, même l’accompagnement à 5000 euros, c’est pas du tout le même degré d’engagement.

Et je pense qu’il y a aussi une partie organisation, ça amène à une autre partie de l’interview sur laquelle je voulais te poser quelques questions. En ce moment, tu as le lancement du cercle, t’as également les clients sur le Biz Club à gérer, et bien d’autres choses à gérer. Comment tu arrives à t’organiser pour gérer tout ça, et arriver à déléguer certaines choses ou non ?

Écoute, c’est très simple. Moi, j’ai un directeur exécutif qui s’occupe de mettre en place l’automatisation, la délégation de notre entreprise, ce qui fait qu’on a des process qui nous permettent d’agir par pôle. Donc le pôle service client, le pôle réseaux sociaux, le pôle marketing, etc. Du coup, je l’ai chargé de gérer le truc qui me crée des interlocutions inutiles. Et du coup, ça permet vraiment d’aller choper ton degré d’excellence, et de bien se focaliser là où tu es bon, et comment tu peux faire les choses.

Donc sur le cercle, par exemple pour les primo candidats, c’est Gaël, donc le directeur exécutif qui va les prendre au téléphone. Et s’il considère que ça sert à rien, que la personne est pas adaptée et qu’on va pas pouvoir l’aider, on me la passera pas, je l’aurais jamais en call. Il m’enverra que les gens qui sont très qualifiés. Donc déjà, ça me fait économiser un temps fou, et lui fait la fiche de chaque personne, le profil, etc.

Sur le Biz Club, j’ai analysé, je réponds aux questions toutes les 48 heures, je me donne des créneaux, ça me prend pas beaucoup de temps. Et ça nous permet effectivement en étant mieux organisé d’avoir des pôles, bien déléguer, bien segmenter, d’avoir ce temps pour tous gérer. Et plus on va avancer, plus dans la partie Biz Club, il y aura des anciennes Biz Club qui vont faire une partie du travail que je faisais avant. Et ça marche très bien d’ailleurs, je l’ai fait en partie là cette dernière année, c’est cool, ça crée une vraie famille. Tu as des anciens clients qui font des nouveaux tutos aujourd’hui, qui font des modérations de commentaires, qui répondent aux questions parce qu’ils connaissent par cœur la formation, et c’est top.

Donc pour toi, vraiment la clé c’est de se mettre à déléguer hyper rapidement, peu importe le stade où on est rendu.

Oui, et le premier pôle, pour ceux qui débutent ou qui sont intermédiaires, c’est le service client. Si aujourd’hui, tu fais 50 000 euros, même 30 000 euros, tu as encore un service client à ta charge, c’est que c’est pas bon.

Je trouve qu’on en parle pas assez, moi c’est un truc qui m’a longtemps touché quand je me suis lancé, le côté solitude de l’entrepreneuriat. Comment toi tu l’as vécu ? Comment t’as réussi à t’entourer d’autres entrepreneurs, si tu l’as fait ? Comment tu as géré ce côté solitude de l’entrepreneur, surtout qu’on est tous des solos preneurs.

Alors, lorsque j’ai commencé à entreprendre dans le coaching séduction, j’étais quand même avec une équipe, c’est-à-dire qu’on était plusieurs coachs associés. Donc on était pas vraiment seuls. Et après, quand j’étais tout seul, j’avais quand même une équipe de coach. Mais effectivement, en termes de boulot, j’étais seul, mais j’ai rapidement délégué quand j’ai eu de la tréso constante, j’ai rapidement eu des gens qui m’aidaient dans le service client ou dans le développement du site, etc.

Donc après, quand tu te sens seul, le meilleur truc à faire c’est d’aller à des séminaires, d’aller à des formations, d’intégrer les mastermind. Et je dois dire que j’ai jamais trop subi la solitude, parce que j’étais à Paris pendant 15 ans. À Paris, il y a toujours moyen d’aller quelque part dans un évènement. Quand je me suis senti prêt, j’ai commencé à faire des évènements, c’était tard, 2013/2014. Et j’en ai fait beaucoup en 2016/2017. Et après en 2018, je me suis installé à l’ile Maurice, fin 2017.

Maintenant, j’ai mon propre mastermind, donc c’est indispensable d’aller s’aérer l’esprit, rencontrer des personnes. Il y a tellement de choses à faire, surtout en France, il faut pas hésiter à en profiter.

Carrément, une dernière question que j’aime bien poser, une question que j’ai piquée dans le livre de Timothy Ferriss, dans son dernier livre : c’est quoi le meilleur investissement que tu as fait sur les 6 derniers mois, à moins de 100 euros, qui a vraiment été important pour ton business ?

À moins de 100 euros, c’est ma visite chez l’ostéo la semaine dernière.

Il t’a permis toi de te rebooster niveau santé.

Oui.

Écoute, merci beaucoup Alex. Je te laisse conclure en disant un mot de ce qu’est exactement le cercle, qui est vraiment le gros projet du moment. Ton mastermind, si tu veux nous en dire quelques mots et expliquer comment ça se passe, comment ça se déroule ?

Oui avec grand plaisir, je te remercie. Je disais en intro, le cercle, ça s’adresse vraiment aux entrepreneurs qui réalisent 6 chiffres. C’est-à-dire 100 000 euros minimums par an ou 10 000 par mois les derniers mois, et qui veulent sclaer leur entreprise, ajouter un 0 à leur chiffre d’affaires, passer à 7 chiffres, économiser 50 % de temps dans leur organisation. C’est pour ça que nous on a un pôle automatisation et délégation extrêmement important au sein du cercle, on va en parler sous forme d’intervention, sous forme de confiance, sous forme de coaching, et de donner à leur business la grandeur qu’il mérite.

Donc ça s’adresse parfois aux entrepreneurs, mais c’est 1 % qui savent qu’ils peuvent aller plus loin, qu’ils savent au fond d’eux qu’ils ont ce potentiel. Ils arrivent pas à le débloquer, ils sont à ça, et ils ont besoin d’inspiration, de coaching et de présence d’entrepreneur dans le même état d’esprit. Et le cercle, c’est pas un mastermind comme les autres, c’est pas un grand rassemblement où on parle dans des lieux et puis on repart sans avoir avancé. On est focus sur qu’est-ce qu’on va implémenter, et c’est un mastermind de la performance, c’est pas un mastermind du  réseautage.

C’est important, et on a même tous le même état d’esprit. On est pas en mode compétition, on est en mode émulation positive, qu’est-ce qui fait, là il y a en tellement qui a fait une action et qui a gagné 500 000 euros en plus ces dernières semaines, qu’est-ce qu’il s’est passé ? On analyse, on voit, on implémente chacun notre tour. Et c’est tous des web entrepreneurs à 90 %, et ceux qui le sont pas utilisent Internet pour développer le business, et ils font entre 150 000 euros et 2,5 millions de chiffre d’affaires. Voilà, donc pour ceux qui sont motivés, qui veulent passer à l’action et travailler, scaler, qu’ils me contactent.

Je mettrais les liens juste en dessous de cette interview. Merci beaucoup Alex en tout cas pour ce temps et pour cette interview, et je te dis à très bientôt.

Salut à toi et merci encore, ciao.

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